Les élèves ont pris leur pique-nique aux cuisines grâce aux bons soins d’Anthony puis nous sommes partis vers la forêt du camp de César, à Coulounieix. Nous avons arpenté le chemin empierré des Gaulois, puis les élèves ont découvert la cabane de Loïc, et ont commencé les activités d’immersion en bain de forêt.
Sylvie Bach, guide en shin rin yoku, leur a expliqué pourquoi et comment cette pratique était née au Japon, et pourquoi elle s’étend petit à petit au Canada et en Europe notamment.
Comme ils étaient très réceptifs et très sensibles à l’écrin de nature qui nous entoure, nous avons commencé par un exercice d’éveil des sens avec de la respiration lente, à l’écoute des sons qui nous entouraient. Ensuite les élèves se sont livrés à un jeu de pop-up qui mêle observation et vocabulaire, puisqu’ils étaient invités à dire les mots qui leur venaient à l’esprit en lien avec ce moment de partage.
Ils ont ensuite découvert la forêt par le biais de leurs plantes de pied, en formant deux chenilles où l’on avançait les yeux bandés. Cela permet de prendre conscience de son équilibre et de son environnement d’une autre manière, qui a beaucoup plu aux élèves.
Ensuite le groupe s’est divisé en binômes ou trinôme pour travailler munis des livrets forêt, sur la variété des arbres présents sur place. Sur les 16 variétés que présente le livret avec des photos de feuilles, feuilles mortes ou tronc, les élèves en ont repéré plus de 10. Nous avons vérifié les feuilles rapportées et elles étaient très bien identifiées.
Ensuite, le groupe s’est déplacé vers un endroit un peu plus frais car plus au cœur de la forêt pour pique-niquer.
En début d’après-midi, nous avons fait un jeu permettant de prendre conscience des liens entre les différents acteurs de la forêt. Les élèves incarnaient chacun un élément de la forêt tel que le sol, l’abeille, le geai, l’aubépine, le renard, le hibou…
Puis pour se rendre compte des différentes de température, nous nous sommes rendus dans la forêt de pin plantés par l’homme qui surplombe la colline. La monoculture et la température chaude nous ont fait rapidement retourner vers la fraîcheur ombragée des charmes et chênes. Ensuite, les élèves ont choisi des animaux de la forêt qu’ils ont mimés, et que les autres ont retrouvés.
L’activité de Land Art a débuté. Le principe simple et ludique est de de réaliser son œuvre à partir d’éléments existants, en cueillant le moins possible. Ensuite, les élèves ont expliqué pourquoi ils avaient choisi cet emplacement, quelle réalisation ils avaient entreprise, et s’ils avaient pu la mener à bien. Finalement nous avons conclu la journée par un atelier découverte (yeux masqués) d’un arbre, initiée par un camarade qui lui, y voit. Ensuite, l’élève doit retrouver l’arbre dont il a touché l’écorce, la mousse. Nous sommes enfin rentrés tranquillement en passant par le bac de Campniac, qui plaît toujours. L’asphalte autour de B2B était bien plus chaude que notre forêt !
Bravo aux élèves qui ont bravé la chaleur.














