Voyage en Espagne 2018

mercredi 2 mai 2018
par  Cécile Raynaud
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Voici les photos !

Compte rendu du voyage au jour le jour :

Jour 1

Bien arrivés à Ampurias où nous avons pique niqué sur la plage à 14h avant de visiter le site. De la ville grecque fondée au 6e siècle, on ne voit que les fondations des édifices. Nous avons néanmoins repéré le temple d’Asclépios dieu de la médecine, une citerne autour de laquelle se tenait un petit marché, l’Agora (place publique grecque). Le musée, petit mais bien fait, nous a montré notamment la monnaie, les drachmes grecques ornées de Pégases ailés. En effet, les Grecs se sont installés pour instaurer un commerce qui a fait se développer la cité.
Un peu en hauteur, nous avons visité la partie romaine. La ville date du 3e siècle avant JC : précisément, les romains se sont installés en 218 sous prétexte d’arrêter l’avancée d’Hannibal et de ses carthaginois. La ville romaine est plus grande que la grecque, entourée d’un rempart. On y a vu les ruines des thermes et le système de chauffage par hypocauste, de belles ruines de villa avec des mosaïques bien conservées. Du petit amphithéâtre (3300 places) et de la Palestre ne subsistent que quelques pierres mais elles permettent d’en apprécier la forme circulaire ou rectangulaire.
Départ ensuite vers Terrassa, près de Barcelone, où chacun a rencontré sa famille.

Jour 2
Arrivée à Barcelone le jour de la Saint Jordi, où des vendeurs proposent force livres et roses sur des étals rayés de jaune et de rouge. Traditionnellement, les hommes offrent aux femmes des roses, et celles-ci leur offrent en retour des livres. À nous, la saint Georges a offert un bain de foule mémorable sur les Ramblas !
Visite de la Pedreira ou Casa Mila. La cour intérieure met tout de suite dans l’ambiance Art Nouveau, et la terrasse offre une belle vue tant sur la ville que sur les cheminées aux formes originales. "L’architecture du futur sera fondée sur l’observation de la nature" a dit Antonio Gaudi.
Déjeuner sur la plaça Reyal et petit quartier libre avant de remonter les Ramblas pour reprendre notre car qui nous a approchés de la Sagrada Familia.
Quelle beauté, surtout dedans où nous avons bénéficié de murs baignés d’une luminosité incroyable ! Deux des trois façades sont terminées, beaucoup de tours restent à ériger. Mais grâce aux billets des innombrables visiteurs, le financement colossal est assuré et la fin des travaux prévue pour 2026.

Quelques photos cette fois. L’essentiel ne sera visible qu’à notre retour mais ça donne un bel aperçu !

Jour 3

Il y a une heure et demie de route entre Terrassa où nous logeons et Tarragone. Nous avons le matin visité les vestiges romains. Comme à Ampurias, les Romains se sont installés au moment de la deuxième guerre punique, pour barrer la route à Hannibal. Mais c’est sous l’empereur Auguste que la ville s’est développée au point de devenir capitale de la province. Le rempart entourant la vieille ville est composé à sa base de roches dites cyclopéennes. Ensuite, les monuments ont été érigés au fil du temps sur les édifices romains, que l’on peut donc plus ou moins voir... Le plus impressionnant demeure‎ l’amphithéâtre qui borde la mer. Au milieu du IIIe siècle, des chrétiens y furent persécutés, dont l’évêque du lieu.
‎-L’atelier trencadis a enfin remporté tous les suffrages. Trencar en espagnol signifie “casser” et il s’agit de casser des carreaux de mosaïque que l’on agence‎. Il a été l’occasion pour les élèves de bien comprendre et d’appliquer la technique de Gaudi. Les explications en espagnol ont été bien comprises et les résultats souvent très beaux. ‎

Jour 4

Ce matin nous avons marché sur les pas des Romains à travers la Garrotxa, parc naturel volcanique, traversé par l’ancienne via Augusta qui reliait l’Espagne à l’Italie. La randonnée nous a fait découvrir la végétation méditerranéenne sous un beau soleil. Nous avons pique-niqué à l’ombre des chênes verts. L’après-midi nous sommes allés à Vic, célèbre pour son temple d’Auguste, sa plaza mayor et sa longanissa, une des charcuteries traditionnelles de la région. Nous avons ensuite fait un goûter composé du fameux chocolate con churros.

Jour 5

Aujourd’hui, matinée consacrée à la
découverte de la Barcelone antique. Les proportions de la cité de Barcino sont très modestes si on la compare à la ville moderne de 5 millions d’habitants qui s’étendait devant nous lorsque nous surplombions la colline de Montjuic.
C’est au musée d’histoire que nous avons pu d’abord observer une reconstitution de la petite Barcino, ville côtière érigée sous l’empereur Auguste. Puis nous sommes descendus dans les sous-sols admirer les vestiges d’une foulonnerie (laverie romaine utilisant notamment l’urine pour nettoyer les tâches sur les vêtements). Ensuite, la fabrique de garum, assaisonnement onéreux et très recherché par les Romains. Il est composé de restes de poissons et de sel. Celui de Barcino, à base d’huitre, était exporté dans les régions alentour.
La visite s’est ensuite poursuivie en remontant au niveau du sol actuel pour voir les restes du temple consacré à Auguste. Nous devons sa conservation à un riche propriétaire qui au Moyen-Âge, a conservé les 4 colonnes corinthiennes restantes dans sa cour intérieure.
Enfin, nous avons conclu cette belle visite par la porte du rempart romain qui est la mieux conservée.
Nous nous sommes ensuite rendus sur le port où nous avons pique-niqué.
L’après-midi devait être occupée par la visite du musée Picasso, qui s’est révélé en grève !
Nous avons donc opté pour une solution de substitution proposée efficacement par Julie : la colline de Montjuic pour se rendre compte de l’étendue de Barcelone. Enfin, le car nous a ramenés en ville où nous sommes allés voir la façade de la cathédrale, en repassant par les Ramblas et par la plaza Catalunya animée par un concert impromptu de musique colombienne.

Jour 6‎

Somos viernes, c’est déjà notre dernier jour‎ !
Après les adieux aux familles de Terrassa, nous repartons de notre point de rencontre, direction la France, sous le même soleil radieux qui nous a accompagnés depuis le début de la semaine.
Nous ne pouvions toutefois pas regagner nos pénates sans saluer l’enfant du pays...celui qui a su conquérir le monde à la pointe de son burin, de son pinceau, de sa moustache et de son accent incomparable. Vous l’aurez reconnu : c’est bien sûr Salvador Dali, dont le musée- théâtre se trouve à Figueras, non loin de la frontière. Nous avons donc déambulé entre les oeufs, les portraits de Gala, son épouse, les oeuvres inspirées de Picasso, Matisse et autres montres molles...
‎Arrivée prévue vers 20h30. Un grand merci à tous et aux élèves qui ont été intéressés lors des visites culturelles et dont le bon comportement a été salué par les familles.
Adeu !

Cécile Raynaud, Élise Guerrero, J.B. Raison


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