Florilège de fables

les sixièmes bleus fabulistes
mardi 26 juin 2012
par  Cécile Raynaud
popularité : 2%

Florilège de fables : les sixièmes bleus fabulistes.

Le chien et le renard

Un chien, seul et abandonné
Cherchait un peu d’amitié.
Soudain, un renard rusé
Commença à lui parler :
 
« Bonjour ami le chien,
Vous ne m’avez pas l’air bien !
- Ma foi, je cherche un ami
Je lui serai fidèle et gentil. »
 
Le renard, fourbe et rusé
Lui dit que s’il le nourrissait,
Il serait son ami
Et qu’il serait fidèle et gentil.
 
Le chien, se doutant de la supercherie,
Lui parla ainsi :
« Merci, monsieur renard pour ce marché
Mais dans cette rivière il n’y a pas de dîner.
 
Regardez par vous-même mon ami,
J’ai beau me pencher, je ne vois rien ici. »
Le renard se pencha
Et aussitôt le chien le poussa.
 
C’est double plaisir de tromper le trompeur
Il n’arriva au renard aucun malheur
Messire renard n’a pas succombé
Il fut juste mouillé !

Anna

La poule et le canard

Dans une ferme vivaient une poule et un canard.
Tous deux discutaient souvent au bord de la mare.
Chaque jour, la poule admirait la campagne boisée.
Le canard, lui, appréciait les produits laitiers,
Il y avait d’ailleurs beaucoup de vaches dans les prés.
 
Maître Canard n’était pas peu fier de lui,
Ses discussions avec Dame Poule finissaient souvent ainsi :
« Moi, je sais voler,
Moi, je sais nager,
Et toi, quelles sont tes qualités ?
Moi, au moins je suis beau,
Et je n’ai aucun défaut.
- Mais toi, tu n’es qu’un vantard,
Un malheur t’arrivera tôt ou tard ! »
 
Comme chaque année le fermier se prépara :
Pour l’hiver, il lui fallait beaucoup de foie gras
Pendant que le canard se vantait
Le fermier passa par là
Il commença à le gaver
Le canard profita du repas
Le fermier prit son couteau
Et il le tua aussitôt
 
A force de se vanter
On peut finir par être tué


Fable écrite en commun en soutien français.

Le renard et l’escargot

Un renard vint voir
Un jour un escargot
Qui n’arrivait pas à voir
Plus loin que son dos.
 
Le renard lui lança un défi
L’escargot l’accepta mais l’autre rit
Le renard, le sous-estimant,
Lui passa devant orgueilleusement.
 
Mais l’escargot ne se laissa pas faire
Et monta sur la queue du renard
Qui était en train de se préparer à l’affaire
Or c’est l’escargot qui le nargua.
 
Et la course démarra
Le renard, qui ne se pressait pas,
Ne pensait pas que l’escargot
Etait sur son dos.
 
Le renard arriva peu après,
L’escargot passa dans un trou de la haie
Mais c’est derrière qu’était l’arrivée
Et ainsi l’escargot fut premier
 
Le renard, bouche bée,
Avoua la défaite,
Rentra tout gêné,
Et prit sa retraite.
 
Cette fable vous montre encore une fois
Qu’il ne faut pas sous-estimer
Les plus petits que soi.


Sylvain

Le lion et le rat

Un rat petit se fit attraper
Dans un terrible piège à souris
Le lion puissant vint le délivrer
Sans plus de soucis.
 
Le rat très joyeux lui promit
Une belle récompense
Le lion naïf lui répondit
Qu’il n’avait besoin de personne vu sa puissance !
 
Un jour, le lion se fit attraper
Par des chasseurs et enfermer
Dans une cage en bois.
Le rat lui chuchota :
« Vous êtes féroce, mais là,
Vous êtes dans l’embarras ! »
Il rongea la cage sans tracas.
 
Il prirent la fuite dans les près.
Le lion remercia le rat de l’avoir sauvé du danger.
 
Le lion reçut une belle récompense.
La prochaine fois il fera plus attention pour éviter la malchance.
 
Sous prétexte qu’on est fort
Si on rejette l’aide d’autrui
Un jour ou l’autre le sort
Nous plongera dans les soucis.

Pierre

Le chat et le chien

Il était une fois un chien gourmand.
Mais un jour, son maître n’ayant plus de friand,
Le chien alla chez son ami le chat José.
Le chat avait de nombreux mets.
« Je pourrais m’inviter chez toi pour manger ?
Mon maître n’a plus rien.
Et l’autre de répliquer :
- Oui, très bien. »
Le chat prépara la table.
Pendant ce temps le maître du chien, Ludy.
Se faisait du souci : il ne trouvait plus son fidèle ami.
Alors il alla en forêt,
Là où il l’avait emmené.
Auparavant pour lui montrer quelques félins.
Revenons chez le chat très câlin.
Le chat alla dans la cuisine,
Laissant le chien dehors en bas.
Il faisait triste mine,
Le chien s’impatienta.
Le chat était parti depuis bien longtemps.
En emportant les mets les plus alléchants.
Il ne restait plus qu’au chien Gontran
Qu’à retourner chez lui.
Mais il ne trouva pas son maître Ludy,
Il trouva juste le vieux lit.
Le maître s’était perdu en forêt.
Croyant que Ludy l’avait abandonné,
Le chien partit et ne revint plus.
 
Ceux qui en veulent toujours plus
Perdent tout leur bien en voulant tout avoir.

Jade

La chèvre et la vache

L’histoire que je vais vous conter,
Se passe loin de nos contrées,
Dans une ferme habitée
Par Marie puis chèvres, vaches, coqs, et poulets.
 
Chèvres et vache étaient en conflit,
Car la vache se moquait de celle-ci :
« Que fais-tu à travailler au champ avec Marie ?
Regarde-moi ! Je fais du lait et elle me nourrit ! »
 
La chèvre l’ignorait,
Elle préférait que sa nourriture soit rangée, classée et sélectionnée,
Pour que son lait soit bien fermenté,
Pendant que la vache se reposait.
 
Un jour, la chèvre vit l’enclos vide et dit :
« Mais où est passée celle-ci ?
Le coq s’empressa de continuer le récit :
- Marie devait faire un choix et a bien choisi ! »
 
La chèvre a été conservée,
Pour son fromage parfait,
Que les villageois se disputaient,
Et la vache, vendue au premier boucher qui passait.
 
La chèvre qui produit moins,
Mais travaille bien,
Est plus utile que la vache avec son entretien,
Elle demandait vraiment trop de soins !
 
Aussi petit que vous soyez,
Votre travail sera récompensé,
La vache malintentionnée,
De sa vie l’a payé.

Néya

Le chat et moi

J’ai vu un chat
Se câlinant contre moi,
Tout seul, abandonné
Sans aucun ami à proximité.
 
Je me retournai,
Je m’arrêtai,
Je le pris dans mes bras,
Je lui parlai, il miaula.
 
Demandant
A ma maman
Si nous pouvions
Le ramener à la maison
 
Car le chat malheureux
Dans mes bras avait l’air joyeux.
Je prendrai soin de lui
Au lieu qu’il reste seul sous la pluie
 
Il faut, autant qu’on peut, obliger
Le monde entier quand il y a nécessité,
C’est la vérité,
Si je pouvais l’adopter,
Je l’aiderais.
 
Ma mère le voulut bien, hourra !
On s’en alla,
Avec le chat dans mes bras.

Laureene

Le lion et le chat

Il était une fois, un lion puissant et riche
Mais pour ce qui était du combat, il n’était pas fortiche
Un jour il rencontra un chat agile et malin
Mais qui ne mangeait pas tout les jours à sa fin
Le lion méprisant lui dit :
« Veux-tu te battre à la pêche petit ?
- D’accord, rendez-vous demain
A la pêche, huit heures du matin. »
Le lendemain matin au bord de la rivière,
Le lion et le rat arrivèrent.
Le lion dit : « installons nous, ici ? »
Ils se posèrent sur la berge fleurie.
Le félin à crinière, voyant un gros poisson,
S’élance, glisse et tombe au fond
Dans la vase, le museau enfoncé,
Il s’étouffe et croit se noyer
Dans quarante centimètres d’eau !
Le chat mort de rire au bord de l’eau
Se moque carrément du roi des animaux.
Riant aux éclats, il contamine le lion
Qui lui aussi apprécie le comique de la situation !
Il ne faut jamais mépriser autrui
Car vous risquez fort d’être ridicule vous aussi.

Emma M.

Le bœuf et la grenouille

Une petite mare aux nénuphars
Se trouvait près d’un hangar
Où habitait une grenouille
Et puis quelques cagouilles
 
Un petit matin d’été
La grenouille fut réveillée
Par un bœuf venant se désaltérer
Celle-ci fut bien étonnée.
 
Mécontente, elle dit au visiteur :
« Mais enfin, regardez l’ heure !
- Excusez moi ! Belle rainette,
Comme vous êtes bien verte !
Vous devez être une reine
Avec vos yeux couleur ébène ! »
 
La grenouille rougit de haut en bas
Et ne répondit pas.
Elle trouva un marigot
Où elle s’ admira dans le miroir des eaux.
Le bœuf but de l’eau à température parfaite.
 
Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute
Cette leçon vaut bien une rasade d’eau, sans doute !

Elisa

Le lion et le rat

Il était une fois un rat
Qui était petit comme ça,
Et un lion roi de la savane,
Qui détestait tout ce qui était plus petit qu’une banane !
 
Le lion était très maladroit depuis toujours
Tellement maladroit qu’il avait perdu
Son valet dodu
Et de nombreuses choses, un peu chaque jour.
 
Le roi perdit comme chaque fois son peigne.
Le rat qui traînait par là,
Se fit interrompre comme ça :
« Toi, le minuscule, tu as vu mon peigne ?
 
– Mon cher, vous ne l’avez pas vu
Car vous avez les yeux au ciel majesté !
Moi, je l’ai trouvé !
Suivez-moi, je vous promets que vous ne serez pas déçu. »
 
Le rat amena le lion dans sa caverne obscure
« Ah, le voilà, merci, minuscule créature.
- Je suis peut-être petit, mais sans moi,
Vous ne seriez pas là à voir ça ! »
Devant les yeux du lion s’étalait un grand champ.
« Le ciel est beau mon roi, ce champ est là depuis longtemps.
- Mais quelle beauté !
- Voyez vous-même le travail que les rats ont fait ! »
 
On a souvent besoin d’un plus petit que soi
Qui nous ouvre les yeux à chaque fois.

Emma B.

Le loup, le renard et le singe

Un loup et un renard
Se battaient pour un canard.
 
Un singe, les voyant se disputer,
Décida de les aider.
« Allons, allons, mes chers compères,
Qu’est-ce que vous êtes en train de faire ?
Arrêtez de vous disputer, et partagez !
 
Alors le renard, d’un air sûr de lui :
- Mon cher ami, ne vous mêlez pas de cela
Car sinon on vous dévorera.
 
Le loup, content, dit à son tour :
- Bien dit, mon ami,
Partez et nous vous laisserons la vie !
 
Le singe, ayant compris :
- D’accord, je m’en vais,
Mais n’oubliez pas de partager ! »
 
Alors le loup et le renard devinrent amis
Et partagèrent ce repas exquis.
 
Il ne faut pas se contenter
De tout garder pour soi,
Mais au contraire il faut partager,
Erigeons cette loi.

Mélanie


Statistiques

Dernière mise à jour

vendredi 19 octobre 2018

Publication

1939 Articles
63 Albums photo
Aucune brève
29 Sites Web
90 Auteurs

Visites

807 aujourd’hui
1490 hier
1809019 depuis le début
48 visiteurs actuellement connectés