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3 décembre 2013

Où se situent les femmes dans la science ?

Nous parlerons dans ce billet de la place des femmes dans la science, autrefois et aujourd'hui.

Le domaine scientifique où la femme est la plus présente est la médecine. D'abord en tant qu'infirmières, qui aidaient les médecins ou apportaient de légers soins aux malades, puis pour les remplacer. Ce domaine était plutôt masculin mais aujourd'hui, les sciences physiques et les mathématiques sont plus ouverts aux femmes mais des inégalités subsistent encore.

  Une étude portant sur un test de mathématiques réalisé par 300 000 adolescent(e)s dans 40 pays montre que l’écart de performance en mathématiques entre les garçons et les filles est corrélé à l'index d'émancipation des femmes, soulignant ainsi l'influence de l’éducation et de la culture (notamment l'estime de soi et les stéréotypes de genre). Ainsi, la culture égalitaire aux États-Unis explique la disparition entre 1990 et 2008 de l’écart de performance en mathématiques entre les deux sexes. Ces études remettent en cause l’idéologie du déterminisme biologique pour expliquer la sous-représentation des femmes dans les sciences.
  En 2009, Ada Yonath et Elizabeth Blackburn reçoivent respectivement un Prix Nobel de Chimie et un Prix Nobel de Médecine, après avoir été toutes deux lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science en 2008. 
  Aujourd'hui, les femmes sont beaucoup plus présentes dans les sciences, par exemple la physique ou les mathématiques. Par exemple, Michèle Ferrand mais aussi Sylvia Serfaty, née en 1975 et enseignante et chercheuse notamment au CNRS.
  L'Etat se soucie également de la place des femmes dans les sciences. Afin de promouvoir la place des femmes dans la recherche et de mettre en lumière des carrières exemplaires de femmes scientifiques, le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et la Fondation d'entreprise EADS ont décidé de s'engager et de créer le Prix Irène Joliot-Curie en 2001. À ce jour, 36 femmes sont lauréates de ce prix dans les catégories :
  - Femme scientifique de l'année,
  - Jeune femme scientifique de l'année,
  - Parcours femme entreprise,
  - Mentorat.
  La Fondation L'Oréal et l'UNESCO ont créé en 1998 les Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science récompensant chaque année 5 femmes scientifiques issues des 5 continents. Le programme L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science distribue également des bourses à des jeunes femmes scientifiques en thèse ou en post doctorat pour les encourager à persévérer dans la carrière scientifique. Chaque année, plus de 200 bourses sont attribuées dans 50 pays du monde.

ELINA.W INES.M

La place des femmes dans les sciences

Dans 3 époques différentes(l'Antiquité, la Renaissance et les temps actuels) nous avons sélectionné deux femmes ayant eu un rôle majeur dans les sciences en général (astronomie, mathématiques, physique,...)

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I) BIOGRAPHIE : a) Antiquité :

           Algonice de Thessalie : Cette astronome a vécu au 2eme siècle avant J-C en Grèce. Elle est accusée d’éréthisme (sorcellerie). Un cratère de Vénus est nommé d'après elle et Algonice est citée par Plutarque dans son œuvre Préceptes conjugaux.
          Hypathie : Née en 370, de Théon d'alexandrie, ce dernier lui apprendra les mathématiques et la philosophie, qu'elle enseignera à l'école néoplatonicienne d'Alexandrie en 390. Elle est influencée par les travaux de Diophante, Ptolémée et Plotin. Elle est accusée d’éréthisme et est lapidée par les chrétiens en 415.
  
          Nous constatons que ces deux femmes de sciences, réputées pour leurs travaux aboutis et novateurs pour l'époque les renvoient à l’éréthisme ou à la sorcellerie, ce qui causera leur mort.

b)Renaissance :

          Caroline Herschel : née en 1750, cette astronome est la première femme de la Royal Astronomical Society, elle en est aussi médaillée d'or.
           Emilie du Chatelet : Marquise née à Paris le 17 décembre 1706 et morte à Lunéville le 10 septembre 1749, est une mathématicienne et physicienne française. Ses tuteurs furent le mathématicien et naturaliste français Pierre Louis Moreau ainsi que le philosophe leibnizien Samuel Koenig. Elle est aussi restée célèbre pour être l'auteur de la traduction française des « morceaux choisis » de Newton  qui fait toujours autorité aujourd'hui, et également pour avoir été la maîtresse de Voltaire, avec qui elle a monté un cabinet physique en 1735.
            Les femmes scientifiques sont, à cette époque, nettement mieux considérées pour leur travaux que dans  l'Antiquité. Les mentalités masculines évoluent et ces derniers deviennent plus « tolérants » envers les femmes et, dans le cas de Voltaire, participent à leurs recherches. Elles ne sont malgré tout pas encore totalement reconnues.

c)Temps actuels :

            Marie Curie : née Maria Salomea Skłodowska herb Dołęga, le 7 novembre 1867  Varsovie, au sein du Royaume du Congrès (actuelle Pologne), et morte le 4 juillet 1934  au   sanatorium situé à Passy, Haute-Savoie en France, est une physicienne et chimiste polonaise , naturalisée française.  En 1911, elle reçoit le Prix Nobel pour avoir découvert le radium et le polonium (deux éléments chimiques). 
            Sofia Kovalevskaya : Née en 1850, morte en 1891, Sofia était une mathématicienne Russe. Elle a élaboré le théorème de Cauchy-Kovalevski (Augustin Cauchy étant un mathématicien français). Sofia à découvert un astéroïde en 1859, auquel elle a donnée son nom de même pour un cratère de la Lune. Le prix Sofia Kovalevskaya de la Fondation Alexander von Humboldt qui honore les femmes de sciences de pays en développement. Il a été fondé par Neal et Ann Hibner Koblitz ; celle-ci étant l'auteur d'une biographie de Sofia Kovalevskaïa, voir ci-dessous.

II)Place des femmes :

                  François Poullain de la Barre était un écrivain, philosophe cartésien (philosophie rationaliste et métaphysique, qui cherche les causes) et féministe français. Il est d'abord étudiant en théologie puis devient prêtre protestant. Il a étudié sur la condition des femmes et en 1673, il publie un premier livre : De l’égalité des deux sexes, discours physique et moral où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés où il démontre que l’inégalité de traitement que subissent les femmes n’a pas de fondement naturel, mais procède d’un préjugé culturel. Il préconise que les femmes reçoivent une véritable éducation mais aussi de leur ouvrir toutes les carrières, y compris les carrières scientifiques.  Puis en 1674, il publie un deuxième livre, toujours anonymement : De l’éducation des dames pour la conduite de l’esprit dans les sciences et dans les mœurs, Poullain de La Barre poursuit sa réflexion sur l’éducation des femmes, puis, quelques années plus tard, il défend avec ironie le point de vue sexiste répandu à son époque dans son ouvrage De l’excellence des hommes contre l’égalité des sexes par lequel il espère atteindre un plus grand nombre de personnes en ridiculisant les arguments patriarcaux.

On doit à Poullain de La Barre la célèbre maxime "L’esprit n’a pas de sexe". Simone de Beauvoir le cite dans son roman Deuxième sexe : « Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie. »

Les femmes ont longtemps été absentes des sciences. Officiellement du moins. Commençons au XVIIème siècle. Les femmes étaient exclues des académies, lieux principaux de production des connaissances et des expériences scientifiques. Jusqu'au XIXème siècle, elles le sont aussi des universités ainsi que des grandes écoles d'ingénieurs. Les sciences étaient vues comme « naturellement masculines », les femmes étant « entravées dans leur jugement par leur corporéité » que l'on oppose à la neutralité du sujet masculin. En sciences, comme en politique, la nature des femmes -être de passion plutot que de raison- est un obstacle et ce d'autant plus qu'une définition nouvelle du travail scientifique. La nature des femmes les exclut des sciences pour longtemps ; seuls les hommes sont censés posséder des compétences techniques. Pourtant les femmes ont toujours travaillé en sciences. Elles sont notamment reconnues pour travailler avec les plantes médicinales. A la fin du XIXeme siècle les progrès de scolarisation des filles les font entrer dans des facultés de mèdecine de lettres et de sciences. Elles accèdent à des savoirs « de même ordre » que les hommes. En France, les femmes commencent à accéder aux lycées et donc à la langue du savoir ( le latin) à la même époque. Depuis, les femmes ont « conquis » le monde des sciences mais restent encore malheureusement encore fortement minoritaires.

                 Nous pouvons conclure par la constatation que l'inégalité des deux sexes se fait ressentir et cela fait prendre conscience aux femmes mais particulièrement aux hommes (comme dans le cas de Poullain) de cette injuste répartition due aux mœurs des différentes époques que nous avons choisies. Nous notons cependant l'évolution à travers les âges de la condition féminine dans le domaine des sciences, les mesures établies et les œuvres qui témoignent de cette inégalité.

Sources : -Wikipédia -Tangeante (n°83) -Pour la science (n°402 et 27) -http://www.femmes-et-maths.fr/ -Anasciences.

Lemaire Sarah Pereira Rios Lola