Témoignages 1998 - 2004

jeudi 4 novembre 2010
par  Valérie Monturet

Alexiane A. a intégré l’ENSIL (TSME) de Limoges en 2004.

Voici bientôt un an que j’ai quitté la prépa de Bertran-de-Born, mais les souvenirs défilent toujours en moi tels un diaporama sans fin. Ces deux années m’ont permis d’acquérir confiance en moi, ténacité, méthodes de travail, moral d’acier, amitiés solides grâce à une équipe de professeurs dont je ne peux que vanter les mérites et les qualités humaines. Certes, les journées sont longues et il ne faut pas compter son temps, les sorties sont rares et les loisirs presque inexistants ; mais malgré ces privations quelle satisfaction de pouvoir intégrer l’Ecole d’Ingénieur désirée. Merci à toute l’équipe de la prépa.


Olivier F. a intégré en 2002.

Le bac S en poche, session 1999, je n’avais pas d’idée précise sur mon orientation professionnelle, sinon la volonté de travailler pour l’environnement. Par non-choix, je décide de faire ma rentrée dans LA classe préparatoire de Physique-Chimie du lycée Bertran de Born (B2B pour les intimes). Conseils avisés de mes proches : « Tu verras ! Tu apprendras les bonnes méthodes de travail qui te serviront même si tu finis à la fac. » La fac. Dans mon imaginaire de vieux lycéen, j’imaginais la fac comme le lieu d’apprentissage de la belote coinchée et de l’œnologie spécialité bière, où les cours officiels sont en option… Le no-futur du looser que je serais à coup sûr devenu si B2B ne m’avait pas ouvert ses portes et mes parents gardé trois ans de plus. Mes années d’école d’ingénieur à l’université de Montpellier m’ont conforté dans ce sentiment…

Bref, la rentrée de septembre 1999 sonne comme un coup de massue sur mes habitudes scolaires jusqu’à présent employées : le sens de l’effort mesuré… L’une de mes 1re khôlles de math : « Mais Monsieur Frysou, vous n’avez jamais rien foutu de votre scolarité ! ». Je réalise le chemin à parcourir, l’océan à traverser, la montagne à soulever… Plus de doute, je dois m’engager dans mes études. En cela la prépa de Périgueux m’a offert un cadre idéal avec un effectif par classe réduit et des profs consciencieux et à disposition des élèves. Les sales notes ne sont pas méchamment relevées, mais agrémentées de commentaires ludiques et pédagogiques : « Z(éro) comme Zorro ! ». Il n’était pas rare de dormir moins de 5h par nuit pour boucler un DM où le travail en groupe, entre lettreux et matheux, était encouragé et permettait des discussions passionnées et passionnantes sur le sens des électrons et de la vie. Drôle et chouette époque tout de même.

Et puis, après 3 ans d’investissement et de nuit blanche c’est le nirvana : l’intégration ! Le retour du soleil, la fin des précis de chimie. J’ai eu la chance de m’épanouir dans une école d’ingénieur spécialisée dans le domaine de l’eau et de l’environnement. Après 5 mois de recherche d’emploi, entre septembre 2005 et janvier 2006, j’ai eu la chance de partir en Nouvelle-Calédonie en tant que Volontaire Civil à l’Aide Technique où j’ai passé deux années incroyables à découvrir le métier passionnant d’hydrologue en même temps qu’un pays fabuleux par ses paysages terrestres et sous-marins. A mon retour en métropole, j’ai pu intégrer un syndicat de rivière et devenir ingénieur territorial pour continuer à m’occuper du risque inondation sur des cours d’eau du territoire français. Bref, la classe préparatoire a été un profond élan pour se dépasser et se réaliser.


Maxime A. a intégré l’Ecole Centrale de Nantes en 2000.

On associe généralement les classes préparatoires aux mots travail, stress, compétition, etc... Si cette association est malheureusement vérifiée dans certaines classes préparatoires, il n’en va pas de même au lycée Bertran-de-Born. Certes, le travail est bien présent, car il est nécessaire à la réussite. Cependant, les atouts de Bertan-de-Born résident dans les conditions de travail : d’une part, les classes ne sont pas surchargées, ce qui rend l’élève moins anonyme et lui permet de profiter d’un encadrement personnalisé et efficace. D’autre part, il y a l’ambiance dans la classe : l’absence totale d’esprit de compétition entre les élèves réduit considérablement la pression et le stress qui peuvent démoraliser les élèves des autres prépas. Il y a au contraire à Bertran-de-Born une synergie entre les élèves, favorable à l’efficacité du travail de chacun.


Marie G. a intégré l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Limoges en 1999.

Au cours des 3 années que j’ai passées en classe préparatoire à Périgueux, j’ai eu la chance d’être dans une classe où le nombre d’élèves était peu élevé, ce qui nous a permis de former un groupe uni et solidaire. Dans une ambiance "familiale" où les professeurs sont à l’écoute des élèves, j’ai été bien préparée aux concours grâce à des enseignements adaptés au niveau de chacun. J’ai ainsi pu intégrer une école d’ingénieurs que j’avais choisie et j’ai le privilège de faire des études intéressantes et qui me plaisent.


Rémy H. a intégré l’Ecole Centrale de Nantes en 1999.

Le gros avantage de Bertran de Born, c’est que ce lycée n’est pas une "usine-prépa". Chaque élève est connu et n’est pas considéré comme un numéro. De plus, les professeurs sont là pour nous aider et non pour nous enfoncer. Chacun d’entre nous est accompagné et sa formation se fait en fonction de ses capacités. Si un élève est plus doué que les autres, les professeurs vont le préparer spécialement à des concours plus élevés. Au contraire, un élève en difficulté sera soutenu et conseillé.


Erika B. a intégré l’Ecole Nationale Supérieure de Synthèses, de Procédés et d’Ingénierie Chimiques d’Aix-Marseille en 1999

Il est clair que mon sentiment le plus fort à l’issue de ces deux années de classes préparatoires au lycée Bertran de Born de Périgueux reste le travail que cela a représenté pour moi : il m’a fallu y consacrer beaucoup de mon temps mais c’est un choix que j’avais fait délibérément. Je ne regrette pas ce passage en prépa. J’y ai appris énormément, en ce qui concerne mes connaissances bien sûr, mais notamment sur moi-même. Je sais maintenant de quoi je suis capable au niveau du travail, et c’est parfois une force utile dans la poursuite de mon parcours.

Je reste persuadée que, pour réussir en prépa, il faut réellement aimer les sciences, vouloir apprendre et surtout comprendre et enfin faire preuve de ténacité. Personnellement, j’ai parfois eu un peu de mal à supporter le rythme mais, à la fois, j’ai aimé relever cette sorte de challenge personnel.

Je tiens également à faire passer un message important à mes yeux. En fin de terminale, la prépa ne m’attirait pas du tout : l’esprit de compétition et le "chacun pour soi" qu’on lui prêtait me déplaisait fortement. J’allais dire "heureusement", je me suis laissée convaincre et ma prépa à Périgueux ne m’a pas déçue. Loin des rivalités entre taupins, c’est une très bonne ambiance qui s’est dégagée de ces deux années. Nous nous entraidions dans notre travail, les profs nous soutenaient à tout moment.

Je crois sincèrement que ce sont d’une part cette ambiance dont je craignais qu’elle soit négative et surtout l’acquisition de méthode et de capacités que j’ai pu depuis là développer qui font que je suis loin aujourd’hui de regretter ce choix et que j’encourage les étudiants à faire cette expérience enrichissante sur de multiples plans.


YANNICK G. a intégré l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris en 1998.

Mon objectif n’est pas de placer Bertran-de-Born au sommet du classement des maths sup de France. Ce lycée ne rivalisera jamais avec des institutions comme Louis-Le-Grand ou Sainte-Geneviève.

Son but est de donner sa chance à des élèves qui, pour diverses raisons (familiales, financières ou autres), ne peuvent ou ne veulent pas quitter Périgueux et son environnement.

Son but est de faire en sorte que la vie de taupin, même si elle reste rude, physiquement et psychologiquement, soit la plus acceptable possible, c’est-à-dire la plus " vivable " pour le jeune lycéen qui sort de Terminale et peut très vite perdre pied dans ce nouvel univers.

Son but, comme pour les autres prépa, est de permettre à des élèves d’un bon niveau d’accéder à des écoles d’ingénieurs de solide réputation en province ou à Paris.

Cela est rendu possible grâce à un environnement adapté : des classes de 20 à 30 élèves et des professeurs qui peuvent ainsi être à l’écoute de leurs étudiants.

Venus de Bertran-de-Born, nous sommes chaque année plus nombreux, en école d’ingénieurs ou déjà dans la vie active, et nous pouvons tous l’affirmer : nos années à Périgueux resteront toujours gravées dans notre esprit. Celles de magnifiques années, où, malgré le travail, nous avons su nous affirmer individuellement en tirant le maximum de nous-même grâce à un environnement sain et à une ambiance chaleureuse."


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